Didier Mbayi Kangudie, USAID - West Africa

Si le Partenariat n’existait pas, il fallait le créer. Et je crois qu’en 2011, le Partenariat a créé un mouvement, un mouvement de pays qui avant 2011 n’avaient pas le même engouement vis-à-vis de la planification familiale. La valeur ajoutée, je la vois pratiquement à 4 niveaux. Premièrement, c’est le momentum qu’on a créé; deuxièmement la coordination entre les bailleurs et la coordination au niveau des pays. Troisièmement, les ressources mobilisées par le Partenariat. Et enfin les résultats obtenus.

Avant 2011, nos pays avaient un taux de croissance annuel entre 0,3% et 0,5%, pratiquement en deçà de 1%. Curieusement depuis que ce mouvement s’est accéléré entre 2013 et 2014, on constate que la croissance annuelle est passée de 1 à 2 voire 3 % parce que le Sénégal par exemple a atteint jusqu’à 4% de taux de croissance annuel. Tout cela, il faut l’avouer, sont des valeurs ajoutées du PO.

Si le Partenariat n’existait pas, il fallait le créer.

Au commencement du Partenariat, l’idée essentielle était d’amener les bailleurs à se coordonner et à renforcer la coordination au niveau des pays. Et je crois que bon gré mal gré, cette coordination est entrain de se renforcer. Il y a certainement des domaines à améliorer et nous pouvons faire mieux. Il nous faut renforcer la coordination entre nous, discuter suffisamment et surtout échanger les données sur nos ressources, interventions et les aligner sur les plans d’actions nationaux budgétisés.

Cette année, nous avons été très heureux d’avoir l’adhésion de nouveaux bailleurs tels que le Royaume des Pays Bas. En effet, le Partenariat n’est Partenariat que quand il est défini entre le bailleur et le pays. Et l’implication des pays dans le Partenariat est très capital pour pouvoir le renforcer.

Les réunions annuelles permettent de voir les progrès et quand on dit que l’heure de la révolution contraceptive a sonné ça veut dire atteindre 60% de taux de prévalence contraceptive.