Cheick Mbacké, Fondation Hewlett

Je pense que ce que le Partenariat de Ouagadougou représente, c’est un effort d’amener beaucoup de pays à travailler ensemble pour se soutenir, apprendre l’un de l’autre et parvenir à avancer un peu plus rapidement dans ce domaine, qui est comme vous le savez, moins développé dans les pays francophones que l’histoire a plus ou moins unis. En plus de cet effort d’apprendre et de travailler ensemble, et de tirer profit de l’expérience de l’un et de l’autre, il y a aussi le fait que chacun de ces pays pris séparément, est très petit comparativement aux grands pays comme le Nigéria et tant d’autres qui nous entourent, et qui une fois regroupés, deviennent un peu plus attractifs à certains bailleurs qui désirent avoir une certaine échelle d’intervention que la plupart de nos pays n’offrent pas. Au début de ce Partenariat, l’objectif visé était d’amener chacun des pays à développer un plan, avec des coûts bien définis; et donc un plan a été développé dans une ambiance de consensus national.

Je ne me rappelle pas d’un seul pays qui avait ce plan avant 2011. Il y avait des plans qui étaient là mais ils n’étaient pas aussi élaborés ou les coûts définis étaient très importants. Ces plans ont permis de guider et de focaliser les activités, et comme on le voit dans bon nombre de ces 9 pays, on a eu une augmentation très significative des taux de prévalence de la contraception moderne.

Je dirai qu’il y a encore beaucoup à faire dans nos pays. Le Partenariat est sur la bonne voie et je pense qu’il aura intérêt à mobiliser d’avantage le leadership politique dans les pays afin de pouvoir accélérer. Jusqu’à présent, on a fait des progrès mais on est toujours très en retrait comparativement à ce qui se passe dans les autres parties de l’Afrique. J’espère que le Partenariat pourra continuer à encourager et à dynamiser les équipes au plan national et  à renforcer aussi le mouvement régional qui a pris naissance depuis Février 2011 dans la sous-région.